Prendre la route… 

Salut salut !

Prendre la route ou non ? Mais pour aller ou ? Par ou commencer ? Est ce que j’aurai le courage et la force ?

Il y a 18 ans j’ai eu envie de partir à la recherche de mes parents. 16 ans, l’adolescence, l’âge ou l’on se cherche, où l’on a besoin de savoir qui l’on est, d’où l’on vient. De nombreuses questions auxquelles ma mère n’a pas pu répondre entièrement. J’ai eu envie de savoir d’où je venais, connaître le pourquoi du comment. Des milliers de questions dans ma tête d’adolescente, à la recherche de mon moi. Est ce que je devais en parler à ma mère ? Est ce que je n’allais pas lui faire de la peine ? Je vais vous raconter tout ça.

16 ans … Comme je vous le disais plus haut, à 16 ans j’ai eu besoin d’avoir des réponses à mes questions. Je voulais connaître mes parents biologiques et essayer de comprendre les raisons pour lesquelles ils m’avaient abandonnés 16 ans plus tôt. J’avais besoin de combler un grand vide dans mon coeur. Un moment de ma vie où seuls mes parents biologiques ont les réponses. Comment peut on se construire quand il manque des étapes dans notre vie ? Toute personne à besoin de connaître l’histoire de sa naissance. Je voulais savoir si j’avais été désirée ou non ? Savoir pourquoi moi ? Savoir à quelle heure exactement je suis née ? Quand on le sait ça peut paraître des informations assez banale. Mais quand on l’ignore cela peut devenir capitale et vitale. Il me manque 10 mois et demi.

Alors à 16 ans, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai parlé à ma mère de mon désir de retrouver mes parents. J’ai été soulagée quand elle m’a dit qu’elle me comprenait et qu’elle me soutiendrait dans cette étape. C’est important d’être soutenu car on ne sait pas à quoi s’attendre. Que ça soit positif ou négatif. Ma mère m’a montré mon acte de naissance où seulement quelques informations assez vague y sont inscrits. Elle m’a également expliqué qu’il fallait que j’écrive à l’orphelinat ou je me trouvais  » La Holt Children Services « . Elle m’a également aidé à traduire la lettre qui leur été destiné. Avec la Corée du Sud on peut communiquer en Coréen ou en anglais.

Dans ma lettre j’explique qui je suis, mon adoption et mon désir d’en savoir un peu plus sur les conditions de mon adoption et surtout mon envie de retrouver mes parents biologiques. Ma lettre est mise dans l’enveloppe et timbré.

Ai je envoyé la lettre ?  La réponse est non ! Mon courrier est resté un long moment bien rangé sur une étagère de mon bureau pour finir à la poubelle.

Pourquoi ? Parce que j’ai eu peur, peur de ne pas pouvoir assumer la suite. Peur de recevoir un courrier en retour avec une réponse négative.  J’avais fondé tellement d’espoir dans ce courrier, que je ne pouvais pas imaginer que la réponse soit négative. Peur de ma réaction face à ce bouleversement. Peur de ne jamais trouver. Peur de rester avec ce grand vite toute ma vie et surtout cette immense déception. Je pense tout simplement que je n’étais pas prête. Je pense que l’adolescence n’était pas le bon moment pour me lancer dans cette aventure. Il fallait d’abord que j’essaie de me construire en tant qu’adolescente adopté, que je fasse mes études, que je trouve des amis fidèles. Il fallait que j’arrive à grandir malgré le vide et les questions.

Malgré tout ça, j’ai eu une jolie adolescence. Côté école je n’étais pas une flèche mais j’ai réussis à faire mon petit bonhomme de chemin, j’ai vécu de jolis moments grâce à mes amis/ies de l’époque. Elodie, Marion, Jérôme, Eric, Nicolas, Pascal, Marie, Nathalie … si vous passez par là je vous embrasse. Ma famille à toujours été présente pour moi et surtout ma cousine Julie ♡ avec qui j’ai les plus beaux souvenirs de mon enfance.

Mais inconsciemment, j’ai mis mon désir de côté dans ma tête et mon coeur. Ce désir ne m’a jamais quitté, toujours bien présent.

Et aujourd’hui ?  Comme je vous le disais, ce désir ne m’a jamais quitté. Il est toujours aussi présent si ce n’est pas plus.  Les mêmes peurs, doutes et questions m’envahissent quand j’y pense mais la différence c’est qu’aujourd’hui j’ai 34 ans et que je me sens beaucoup plus prête. Je ne dis pas que l’acceptation sera facile. Si c’est négatif, l’échec sera difficile à accepter, les doutes et questions resteront présents en moi pour le reste de ma vie. Il faudra que j’accepte de vivre avec ce vide. Si c’est positif il faudra que j’ai les épaules solides pour affronter ce bouleversement. Peut être que je n’aurai pas les réponses que je souhaite. Peut être que les idées que je me suis construite depuis tout ce temps ne seront pas identique à la réalité. Car oui je ne sais rien mais oui je m’imagine de nombreux scénarios. Souvent je me dis que mes parents n’avaient pas assez de sous pour s’occuper de moi, qu’ils m’ont aimé et qu’ils m’aiment toujours, qu’ils attendent que je les retrouve où alors qu’ils me cherchent. Alors que peut être je n’étais pas désiré, peut être étais je de trop ?

Quoi qu’il en soit il m’aura fallu 18 ans ! 18 ans pour me sentir prête, pour me sentir assez forte pour affronter tout ça. 18 ans pour accepter que l’échec est possible. Pendant ces 18 ans je n’y ai pas forcément réfléchis ni pensé, j’ai simplement laisser le temps au temps. Parfois il ne faut pas trop se prendre la tête, se tourmenter. Le temps fait les choses bien ou pas ?!

J’envoi ou pas ?  A l’heure où je vous parle je n’ai pas encore entamer les démarches. Je pense que quand ça sera le moment, mon coeur le sera et mes doigts l’écriront.

La seule chose que j’ai faite, c’est de contacter l’association qui aide les enfants adoptés en Corée du Sud à retrouver leurs parents. Enfin, à faire les démarches. J’ai en ma possession les documents et la démarche à effectuer. C’est déjà un grand pas pour l’humanité 😊

Je pense que je le ferais afin de pouvoir commencer à boucler la boucle. Je sais maintenant que même si c’est la réponse est négative, j’aurai tenté, j’aurai essayé et surtout je n’aurai rien à regretter.

Je sais que j’ai le soutien de mes parents  (adoptifs) et de mon mari. Mais surtout de ma fille. Du haut de ses 12 ans, elle me soutient, elle me pousse à avancer. Ça fait partie de son histoire. Mon passé est son passé. Clémentine je t’aime ♡

Les deux étapes pour que la boucle soit bouclée sont d’entamer les recherches pour retrouver éventuellement mes parents biologiques et connaître mon histoire et d’aller en Corée du Sud pour découvrir le pays de ma naissance.

Bien entendu je reviendrais par ici pour vous donner des nouvelles de l’avancé de mon projet de vie.

En attendant prenez soin de vous et soyez heureux 🌸

[ Photographie by Google ]

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. J adore l’article je veux connaître la suite je suis de tout cœur avec toi gros bisous ma belle et merci pour ce bel article qui m a ému 😘

    Aimé par 1 personne

    1. Yoo See On dit :

      Merci pour ton petit message et tes encouragements 💕

      Aimé par 1 personne

      1. C est normale ma belle 💖😉💖

        Aimé par 1 personne

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